Tuesday, 5 March 2013

Ewa Sufin-Jacquemart: Le VII Congrès du parti des Verts polonais

C'est avec plaisir que je partage avec mes amis francophones les résultats du VII Congrès du parti des Verts polonais. Le congrès a élu pour deux ans de nouvaux co-présidents (la parité statutaire oblige…): Agnieszka Grzybek et dr Adam Ostolski.



Agnieszka Grzybek commence ainsi son troisième mandat (deuxième consécutif), Adam Ostolski, sociologue, tête pensante et l’homme des compromis du parti, s’est porté candidat pour la première fois et a tout de suite eu confiance de la grande majorité des délegués présents. Tous les deux ont la même compréhension des thèmes stratégiques, entre autres la même vision de l’Europe.

"Nous avons besoin d'un débat honnête sur l'Europe”, a déclaré Adam Ostolski dans le communiqué officiel du partii émis après le congrès. „Au lieu de s’enfermer dans une fausse alternative „plus ou moins d’Europe", nous devrions enfin commencer à débattre de comment cette Europe doit être, de quelle Europe nous voulons et de ce que nous pourrions bâtir. Les Verts se prononcent en faveur de l’Europe des citoyens et des citoyennes, qui garantirait à tous les droits sociaux fondamentaux et la possibilité d'un développement durable. Nous sommes pour l'Europe qui ne met pas sur le dos des populations le coût de la crise provoquée par les banques. Pour l'Europe au budget fédéral solide et à l’ambitieuse politique de protection du climat. Nous invitons aujourd'hui toutes celles et tous ceux qui partagent cette vision de l'Europe, à travailler ensemble avec nous".

„Nous voulons convaincre les gens que la politique peut être différente. La crise qui frappe l'Europe depuis des années est le résultat des politiques irresponsables et non durables, fondées sur l'exploitation des ressources non renouvelables. Il est temps de rétablir l'équilibre. C'est pourquoi nous parlons de la nécessité de connecter la sécurité écologique avec la securité sociale et économique. Nous offrons le Green New Deal qui offre une vraie chance de surmonter la crise et d’assurer le développement durable”, a déclaré Agnieszka Grzybek. „La transformation écologique de l'économie créera des milliers d'emplois verts dans les secteurs liés à l'énergie renouvelable, à l'efficacité énergétique, aux transports publics, à la construction écologique. Une partie intégrante de cette réforme devrait être le développement des services de soins.”

Suite aux modifications du statut du partii, le nom officiel du partii a été changé: le nom „Zieloni 2004” (Les Verts 2004) devient un nom historique (toujours protégé) et le parti dorénavent porte le nom „Zieloni” (Les Verts). Le Bureau n’étant plus éligible par le Congrés, ce sont les co-présidents qui ont proposé sa composition, validée ensuite par le Conseil nouvellement élu. Ainsi le partii sera gouverné par une vraie équipe des gens qui s’entendent et qui ont la meme vision de la stratégie et des priorités. Souhaitons beaucoup de succès aux Verts polonais, notamment aux prochaines élections européennes.

Ewa Sufin-Jacquemart

Saturday, 29 December 2012

Bartłomiej Kozek on the precariat's world

While Poland presents itself to the outside world as a country untouched by the economic crisis, the reality is far different for an entire generation of Polish people. Rather than face up to the structural difficulties in the job market, the Government ignores the problem and remains committed to the doctrines of the neoliberal model.

- writes Bartłomiej Kozek in the "Green European Journal", vol. 4.

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Saturday, 22 December 2012

What future for Europe?

My essay "Pressing juice out of the Brussels cabbage - Poland and the European Union" appeared this week in the dossier "Europe – the final countdown or resurrection time?" on the website of the Heinrich Böll Stiftung office in Brussels.

Advocates of political federalism suggest that the major problem is the old-fashioned attachment to nation-states defending their dubious sovereignty, which, however, is a misperception. Nation-states and European institutions are playing the same game (of austerity), i.e. no transfer of power between these two „levels‟ is actually supposed to change anything. By focusing on nation-states, advocates of political federalism evade the real issues such as the shifting balance of forces between capital and labour, the internal trade imbalances and the dismantling of social security nets in many European countries brought about by austerity. In the present situation, a political federation would only further empower European leaders and technocrats who already proved incapable of creating a broader and bolder vision.
[...]
[A] way to create a more perfect union would be federalism, but not a purely political one. We need to put first things first. And the most important challenge is not a transfer of power, but the reclaiming of citizenship. In recent years, many Europeans saw their social citizenship diminished. It must not be so. If the Union is to survive, it must protect and enhance social rights already gained by people in the framework of nation-states, not to destroy them. A genuine social and economic federalism must start with another „transfer‟: the definition of social citizenship on the European level. What rights and entitlements should every European citizen enjoy? What level of social security is the Union obliged to deliver?
When we begin with citizenship, the rest will follow.

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Adam Ostolski
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